hh

15/12/2007 12:39 par sissigirl56

j'vøuℓάįŜ †'dįrє
...
bįєŊvєŊuє sur møŊ blog!! ;)
є† sur†øu†, ℓάĈђєŜ †єŜ Ĉømm'Ŝ
pøur mє dįrє Ĉømmєn† †u ℓє †røuvєŜ
άℓℓєz bøŊŊє vįŜįtє є†
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marilyn mason

13/12/2007 23:38 par sissigirl56

  • marilyn mason

    marilyn mason

    13/12/2007 23:38 par sissigirl56

Mi-homme, mi-femme, mi-ange, mi-démon, Marilyn Manson ne laisse personne indifférent. Haï par les uns, détesté par les autres, ce groupe de hard rock américain, adepte de la bonne grosse provoc, a cependant séduit un public de plus en plus nombreux au fil du temps.

Satanisme

Fondé fin des années 80 en tant que Marilyn Manson and the Spooky Kids, le groupe a dès le départ joué la carte du symbolisme, de la mythologie voire du satanisme. En témoignent évidemment les noms de scène du groupe et de chacun de ses membres, quasiment tous empruntés à des sex-symbols féminins et tueurs en séries.

Adeptes du hard rock à la Alice Cooper et d'un maquillage d'inspiration gothique à faire pâlir d'envie Dracula, ils deviennent dès 1992 l'une des formations les plus populaires du Sud de la Floride, en dépit de critiques pas vraiment favorables. Les jeunes ados américains y voient l'incarnation de l'anti-héros, nageant à contre-courant de la morale catholique.

Musicalement parlant, Marilyn Manson décroche un premier contrat significatif en 1993 auprès de Nothing Records, le label de Trent Reznor, leader du groupe Nine Inch Nails. Le groupe se compose alors de Marilyn Manson (chant), Daisy Berkowitz (guitare), Twiggy Ramirez (basse), Madonna Wayne-Gacy (claviers) et Sara Lee Lucas (batterie et percussions).

Portrait of an American Family

Leur premier album, Portrait of an American Family, sort durant l'été 94. Depuis lors, Marilyn Manson accumule les disques et tournées, en première partie ou en tant que groupe principal. Tournées au cours desquelles ils cultivent l'art de la provoc comme en témoigne le désormais légendaire et farfelu épisode du poulet sacrifié à Satan en plein concert. L'histoire ne dit pas s'il s'agissait là d'un poulet à la dioxine...

Marilyn Manson nous revient en 1995 avec Smells Like Children, un opus plus orienté techno et comportant une série de reprises d'autres groupes, notamment le single Sweet Dreams d'Eurythmics. Le clip sera nominé aux MTV Music Awards.

Antichrist Superstar

Antichrist Superstar, leur troisième album, envahit les bacs des disquaires en octobre 1996. C'est véritablement l'album de la consécration internationale et, pour beaucoup, le meilleur du groupe: le plus explosif, le plus sombre et le plus controversé.

1998 est l'année de toutes les surprises. D'une part, il y a le changement de look du leader: il abandonne l'attirail satanique pour se reconvertir en drag queen. D'autre part, le groupe opère un revirement musical: Mechanical Animals surprend par ses ambiances mélancoliques et ses rythmes glamour, même si l'on retrouve, à plus faibles doses, l'agressivité et la haine présentes dans les oeuvres précédentes.

Holy Wood

S'ensuivent un album live en 1999, The Last Tour On Earth, reprenant des morceaux des opus précédents et, en 2000, Holy Wood, l'album du retour aux sources, c-à.-d. à un univers musical sombre, violent et désespéré.

Cela dit, malgré toute la sympathie que l'on peut avoir pour ces rebelles de la nouvelle génération et la qualité d'ensemble de leurs CD, il est difficile d'y voir, surtout au cours de ces dernières années, autre chose qu'une machine marketing parfaitement huilée, destinée à rallier les laissés-pour-compte du phénomène boys band. En somme, l'antithèse de Britney Spears, mais avec le même objectif commercial.

RamDam

métallica

13/12/2007 23:33 par sissigirl56

  • métallica

    métallica

    13/12/2007 23:33 par sissigirl56

James Hetfield : Chant, Guitare
Jason Newsted : Basse
Kirk Hammett : Guitare
Lars Ulrich : Batterie

Lars Ulrich est un jeune homme d'origine danoise, qui, en août 1980, déménage aux Etats-Unis avec toute sa famille pour préparer une carrière de joueur de tennis. Seulement voilà : Le tennis n'est pas le rêve de sa vie et le Lars s'ennuie ferme. Secrètement, il espère déjà fonder un groupe et ainsi emprunter la voie de son idole et maître : Ritchie Blackmoore, guitariste de Deep Purple. Tout a en fait débuté à Copenhague après un concert du groupe en question alors qu'il avait neuf ans... Lars est subjugué et s'empresse dès le lendemain de réunir ses maigres économies pour acheter son premier album, Fireball, (un des meilleurs disques de Blackmoore et Co.), avec lequel il s'initie au rock. Il a dès lors trouvé sa motivation et n'en démordra plus...
Pendant ce temps, à Downey, une des banlieues de Los Angeles, James Hetfield, se traîne péniblement dans un climat social délicat. Il partage avec quelques amis son goût pour la musique et forme quelques groupes pour jouer dans les fêtes typiques de lycées. Différents projets prennent forme peu à peu. Ils créent de nouveaux groupes comme Obsession, Phantom Lord et Leather Charm où il partage la direction des opérations avec son meilleur ami Ron McGovney, qui l'installe dans une des maisons vides que sa mère possède en ville et qui fera dorénavant office de salle de répétition. Sans sortir tout de suite de la médiocrité ambiante, ils passent de bons moments à reprendre et retoucher les titres de leurs idoles : Thin Lizzy, Black Sabbatth et beaucoup d'autres, en accélérant les tempos.

Lars, quant à lui, n'a pas encore de groupe stable mais continue son apprentissage avec une batterie toute neuve après avoir définitivement rangé ses raquettes au grand désespoir de son père. Il se lance donc dans le recrutement et contacte Jaymz et Ron avec qui il avait déjà tenté quelques essais peu concluants. Le courant passe bien, les goûts et influences convergent... La légende est en marche... Il ne lui manque qu'un nom. Selon la mythologie "horsemenienne", il aurait été "volé" par Lars à un journaliste qui cherchait un titre à son projet de magazine. Ce pauvre gratte-papier a commis l'énorme erreur de soumettre au batteur Danois les deux propositions entre lesquelles il hésitait, à savoir MetallicA et Metal mania. Lars lui a ainsi conseillé l'autre nom afin de s'approprier celui que nous connaissons tous...
Les trois s'appliquent dès lors à trouver un second guitariste... Après l'enregistrement de la célèbre et introuvable démo No life till leather avec Lloyd Grant, guitariste de blues de son état, uniquement présent en dépannage, MetallicA enrôle Dave Mustaine. Malheureusement, ses rapports avec Jaymz s'avèrant houleux et sa consommation de substances illicites se faisant chaque jour plus importante, il est délicatement évincé par les autres qui lui envoient un ticket de bus sur le dos duquel ils ont écrit : "Casse-toi. Vite." C'est donc Kirk Hammet qui reprend le flambeau une fois débauché de chez Exodus.

Tout semble réuni pour que la machine se mette en route mais un autre problème émerge. La motivation de Ron se fait de plus en plus douteuse. A son tour, il fait les frais de la dictature Ulrich/Hetfield. Les fausses pistes s'enchaînent pour lui trouver un successeur. Alors que Lars et Jaymz se préparent à assister à un concert local comme il y en a tous les jours, ils distinguent du fond de la salle le plus incroyable solo de guitare qu'ils aient jamais entendu. En s'approchant, la surprise est énorme ! Cette abondance de notes véloces et précises n'émane pas d'une guitare mais d'une basse... C'est leur première rencontre avec celui qui deviendra le quatre-cordiste ultime de la formation : Cliff Burton.
Les Horsemen enregistrent donc en 1983 leur premier album Kill'em all, un receuil ultra explosif de riffs acérés et novateurs avec un son à l'implacable efficacité pour l'époque. A l'origine il était prévu que ce premier opus s'intitule "Metal up your ass" (un slogan trouvé par Lars bien avant que MetallicA ne soit fondé). Mais pour des raisons liées aux plaintes imminentes des représentants de l'Amérique puritaine et bien-pensante, le nom a été remplacé par Kill'em all... Allez savoir pourquoi, le nouveau titre n'a pas choqué grand-monde... Certains y auront sans doute vu (en ce début des années 80, n'oublions pas !!!) dans le rouge et le marteau de la pochette une symbolique prônant la mort du communisme... God bless America !

Peu importe, les Mets enchaînent Ride the lightning en 1984 et Master of puppets en 1986. Ce sera le chant du cygne pour Cliff qui décède lors de la tournée Danoise, écrasé par le bus qui devait l'emmener à Copenhague suite à un dérapage sur une route verglassante un matin de septembre 86. Les trois autres ne s'en tirent qu'avec quelques écorchures mais les blessures psychologiques sont plus profondes. L'existence même du groupe est remise en cause... Personne n'oublie Cliff, (Jaymz porte aujourd'hui encore sa bague en médaillon) mais la motivation revient et Jason Newsted rejoint les rangs.
MetallicA sort alors Garage days re-revisited - the $5.98 ep, un collector de reprises pour se faire la main avant de reprendre le chemin des stades puis ...And Justice For All, pied-de-nez à la fin du serment d'allégeance au drapeau Américain. Les textes sont plus corrosifs, plus engagés, plus dérangeants...

En 1991, Le groupe écrase tout sur son passage avec l'album éponyme qui, de nos jours, est encore considéré comme le meilleur album heavy de tous les temps. Plus discutables, les très controversés Load et Re-load connaissent toutefois un énorme succès planétaire, s'assurant respectivement la première place du Billboard durant la semaine de leur sortie...

En 1998 et 1999, le groupe hiberne mais remplit encore la caisse aux dollars avec Garage, Inc (composé de reprises des groupes les plus influents sur la composition d'Ulrich et Hetfield) et le S and M, surprenant mélange de métal et de classique, sous la houlette de Mickael Kamen qui avait assuré les arrangements de la version "Elevator" de "Nothing else matters" uniquement disponible en face B des singles de "Sad but true". Mais entre choc et demi-surprise, Jason quitte la formation en janvier 2001. Jaymz entre en cure de désintox, le groupe semble avoir touché le fond. Le 24 février 2003, MetallicA annonce le nom de celui qui tiendra le manche "Excaliburien" de la basse des Horsemen, après 2 années d'attente, d'espoir, de déceptions, de rumeurs invraisemblables, parfois d'exaspération... Rob Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Jerry Cantrell, Ozzy Osbourne...) devient le 4ème bassiste de l'histoire du groupe (hormis Bob Rock, bien entendu

le satanisme

13/12/2007 23:29 par sissigirl56

  • le satanisme

    le satanisme

    13/12/2007 23:29 par sissigirl56

Le satanisme est généralement considéré comme une religion dédiée au culte de Satan ou l'un de ses avatars. Il peut aussi être vu comme une philosophie de vie égoïste et hédoniste, fondée sur le modèle de Satan.

La seconde définition du satanisme est celle adoptée par Anton Szandor LaVey, qui est l'un des premiers à prôner la totale liberté des hommes de ne pas suivre les dogmes religieux ni de vénérer aucune divinité et d'être leur propre dieu ; en ce sens, le satanisme se rapproche de l'athéïsme.

Il n'existe pas de vénération dans le culte du satanisme. Dans l'idéologie sataniste l'homme est son propre dieu et il ne vénère personne, il annonce seulement que Satan représente la force de la nature, si ce n'est la Nature elle-même et reconnaît son pouvoir. Le sataniste considère toute religion comme un asservissement d'homme à homme par icônes interposées, poussant sur le terreau du besoin de croire humain ; l'idée est de se servir des mêmes armes que les religions officielles pour mieux s'en libérer. Ainsi le sataniste invoquera l'anti-Dieu, l'anti-Bouddha, l'anti-Mahomet, l'anti-Zeus en se servant de rituels magiques jusqu'à ce que sa conscience soit débarrassée de ces divinités, considérées comme des projections subjectives.

Origine
Le principe du satanisme est une inversion des dogmes chrétiens qui prône l'adoration du Prince du Mal : Satan, Lucifer, le diable... quel que soit son nom. Cette théologie négative a toujours existé dans le mythe judéo-chrétien mais n'est devenue dualiste qu'à partir des Évangiles et du Nouveau Testament. Le dieu unique de l'Ancien Testament Yahvé se montre parfois redoutable, et comme ses équivalents du Moyen-Orient, il dispose d'agents, malak Yahveh, anges chargés des basses besognes. Parmi eux se trouve un type d'ange, un satan, de la racine hébraïque stn signifiant « l'opposant », « celui qui met un obstacle ». Le terme « satan » est un titre et non pas un nom personnel, ce type d'ange faisant partie de la cour de Dieu comme bene'elohim (« fils de dieu »). Pour comprendre l'évolution de Satan en ange rebelle, il faut se replonger dans la littérature apocryphe apocalyptique d'avant l'ère chrétienne. Les livres d'Enoch décrivent la révolte des anges qui enfreignent la séparation entre le divin et l'humain en s'accouplant aux femmes. En outre, ils apprennent à l'humanité la métallurgie, l'art des bijoux et des cosmétiques. Ici naît l'existence du mal. Un lien est établi entre le sexe, la maîtrise de la technique par l'homme et le mal. L'ange prométhéen, Lucifer, est puni pour sa désobéissance, pour avoir transmis la connaissance charnelle et intellectuelle contre la volonté de Dieu.


Naissance du dogme

Au début du XXe siècle commencent à émerger des organisations dites lucifériennes, comme la Fraternitas Saturni, le Palladisme de Margiotta et Pike (probablement une invention des écrivains catholiques de l'époque), ou encore l'Astrum Argentum de Crowley. De ces noms, on ne retient souvent que les orgies de drogue et de sexe, ainsi que les doctrines et pratiques ésotériques souvent issues de la Kabbale hébraïque. Cependant, Crowley sortira du lot, créant sa religion thélémite basée sur une gnose hermétique (et qui donnera plus tard naissance à la magie du Chaos de Peter Carroll). Elle laissera une trace par son esprit libertaire.


Satanisme de LaVey
Il faut attendre Anton Szandor LaVey et sa Bible Satanique en 1969, acte de naissance de la philosophie et religion sataniste, pour parler de satanisme moderne. LaVey avait fondé trois ans auparavant l'Église de Satan à San Francisco, dans un acte symbolique pour rassembler des individus liés par le mythe du Prince des Ténèbres. Car il s'agit bien de la symbolique du mythe de Satan sur lequel le Satanisme moderne fonde sa philosophie : il n'y a ici nulle croyance en une déité nommée Satan. Bien que le terme de religion soit employé, il faut en préciser le sens. Le Satanisme moderne place le sentiment de divinité en soi-même, cultive l'ego, Satan étant l'incarnation des instincts charnels de l'Homme et l'affirmation de sa volonté. LaVey puise son inspiration de Nietzsche, Darwin, Jung, Reich et de la philosophie objectiviste d'Ayn Rand.


La philosophie sataniste
(en) « Satanism is the only religion which serves to encourage and enhance one's individual preferences, so long as there is admission of those needs. Thus, one's personal and indelible religion (the picture) is integrated into a perfect frame. It's a celebration of individuality without hypocrisy, of solidarity without mindlessness, of objective subjectivity. »
(fr) « Le satanisme est la seule religion qui pousse à encourager et à mettre en valeur ses préférences individuelles, aussi longtemps que ces besoins sont communément admis. Ainsi, cette religion personnelle et indélébile (l'image) s'intègre dans un parfait cadre. C'est une célébration de l'individualité sans hypocrisie, de la solidarité sans pitié, de la subjectivité objective. » Anton Szandor LaVey

LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu'il veut édicter. Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan. La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique; cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propre à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base son élitisme sur l'intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure. Il signifie une adhésion au principe que toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu'il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique. Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance). Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ; et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne devrions jamais désirer d'effets sans causes, et que l'on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c'est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ; que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte, c'est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout, que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme, c'est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à user de la raison, non de manière sporadique ou en l'appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d'urgence, mais comme une façon de vivre permanente. LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :

01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
04. Si un invité dans votre maison vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
09. Ne maltraitez pas les enfants.
10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le !
De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ». Cela signifie que l'on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale, c'est-à-dire en refusant d'accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s'assurer alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s'y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l'on aurait pu mériter. Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s'accomplit en refusant de jouer le rôle d'un animal sacrificiel et en refusant toute doctrine qui prêche l'auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.

L'individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement - « indulgence au lieu d'abstinence » disait A S. LaVey, « mais pas compulsion », ajoutait-il. Le satanisme place l'humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos, mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l'essence de chaque homme. Le satanisme nie l'égalitarisme « démocratique », le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle », posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L'égalité n'est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit. Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d'évolution, l'homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens. La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c'est pourquoi « il est préférable d'être un maître en enfer, qu'un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263: "Better to reign in Hell than serve in Heaven!").

Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où l'humain reprend son trône au divin, essayant ainsi de maitriser le destin des hommes en leur évitant, la misère, la guerre et les souffrances. Le satanisme contemporain pourrait devenir une nouvelle voie pour une mondialisation qui ne soit plus uniquement monétaire. La mondialisation peut permettre la diffusion de valeurs et la promotion de la démocratie.


Bibliothèque satanique
La Bible Satanique, Anton Szandor LaVey
Les Rituels Sataniques, Anton Szandor LaVey
La Sorcière Satanique, Anton Szandor LaVey
La Sorcière Complète, Anton Szandor LaVey
Le Carnet du Diable, Anton Szandor LaVey
Satan Parle, Anton Szandor LaVey
La Vie Secrète d'un Sataniste, Blanche Barton
L'Église de Satan, Blanche Barton
Satanisme et vampyrisme : le livre noir (Paul Ariès)
Ouvrage dénonçant la colusion entre une fraction du satanisme et l'extrême-droite La plupart de ces ouvrages n'étant pas disponibles en français, la version française des titres n'est pas officielle.


Satanisme, profanation et adolescence
Souvent, la vision manichéenne découlant du satanisme entraîne des profanations de cimetières et d'églises. Cependant, cette forme de satanisme semble être pratiquée par des adolescents plus que par des personnes d'âge mûre, ce qui laisse supposer qu'il est plus le fruit de la recherche d'identité de certains ados que d'une idéologie vraiment fondée.

De plus, il est important de constater que beaucoup de personnes considèrent cette forme de satanisme comme une branche du christianisme, voire même des trois religions monothéistes, puisque le diable n'est aucunement une figure issue du polythéisme (englobant les mythologies : gréco-romaine, nordique, celtique, égyptienne...), mais plutôt une diabolisation de certains dieux paiens par les judéo-chrétiens. En ce sens, cette définition du satanisme est erronée pour certaines personnes, qui préfèrent employer le terme de "chrétiens sataniques", ou "satanistes chrétiens" (ou bien encore les deux termes inversés). Quant au terme "satanistes", elles l'emploient pour qualifier ceux qui suivent la philosophie de LaVey.

Actuellement, les médias ne parlent que des satanistes profanant des cimetières "au nom de Satan", semblant ainsi ignorer le satanisme de Lavey. Il est tout aussi étrange de constater que beaucoup de ces "adorateurs du diable" suivent aveuglément les mouvances néo-nazies, qui prônent pourtant un retour au paganisme éradiqué par les chrétiens, et s'opposant donc logiquement à la vénération du diable, puisque ce dernier est une figure clé du monothéisme.


Confusion entre satanisme et luciférisme (Satanisme Luciférien)
La confusion entre le satanisme et le luciférisme (Satanisme Luciférien) a été savamment entretenue par le christianisme de l'époque inquisitoriale. Il importe cependant de souligner qu'en dehors d'un contexte strictement référencé au christianisme et aux évangiles, le luciférisme authentique est une philosophie spirituelle totalement indépendante, et bien plus ancienne que le satanisme LaVey. Ainsi le luciférisme rejoindrait-il plutôt le gnosticisme, et le satanisme plutôt "l'esprit des lumières" du XVIIIème siècle.  by:sissi

g0tH..

13/12/2007 23:25 par sissigirl56

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    13/12/2007 23:25 par sissigirl56

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Le mouvement gothique, avant d'être un mouvement musical, est un mouvement philosophique. Les gothiques ne se caractérisent pas par la musique (en effet, ils peuvent tout aussi bien écouter du black metal, du gothique pur et de la musique classique!), ni par le look (tous les gothiques ne s'habillent pas forcément en noir avec des new rock aux pieds, il s'agit d'une question de goût!) mais par la façon de penser. Les gothiques ont une certaine vision du monde qui leur est propre et ils savent prendre le recul nécessaire pour avoir une vision la plus juste possible de ce qui les entoure. C'est pourquoi on parle de mouvement philosophique quand on évoque les gothiques.

Quant à l'aspect musical, j'ai dis que les gothiques peuvent en fait écouter n'importe quel type de musique, mais ils ont généralement une attirance particulière pour tout ce qui sonne rock du fait que le mouvement gothique vient du mouvement punk anglais (c.f. billet "les origines du mouvement gothique" pour les explications).

Concernant l'aspect religieux, il faut savoir que, bien que la majorité d'entre eux soient athées, il existe des gothiques chrétiens, et même des gothiques satanistes (c.f. onglet "Satanisme" pour de plus amples informations à ce sujet).

A propos de l'état d'esprit, il est important de retenir que, malgré les rumeurs très macabres qui circulent (scarifications à outrance et j'en passe), tous les gothiques n'aiment pas forcément le sang ou la violence! C'est pareil pour les cimetières. C'est à dire que, bien qu'il soit vrai que beaucoup de gothiques aiment les cimetières, ce n'est pas pour l'aspect morbide de la chose! C'est davantage pour l'aspect architectural, et la beauté que les gothiques trouvent à ces lieux, qu'ils aiment y venir.

Concernant l'aspect sentimental, les gothiques sont en général très attirés par tout ce qui touche au romantisme (c.f. billet "Les origines du mouvement gothique" pour plus d'informations).

Tout ceci pour montrer qu'ils ont beau passer pour des bêtes curieuses à la télévision, à travers moult reportages tous plus éloignés de la vérité les uns que les autres, il n'en reste pas moins que nous ne sommes pas moins humains que les autres, nous vivons comme tout le monde, nous faisons nos courses comme tout le monde et nous allons au lit le soir comme tout le monde (nous ne sommes pas des vampires!). Seule notre façon de voir le monde est différente...

ORIGINES:
Les origines du mouvement gothique datent du 13ème siècle siècle où cette culture a atteint son apogée. Au 15ème siècle est apparu le "néo-gothique", surtout marqué en architecture. Les gens de la renaissance (16ème siècle) ont désigné du terme "gothique" cet art des cathédrales qu'ils considéraient comme barbare car ne répondant pas à leurs critères de "beauté".
Les gothiques sont en général dotés d'une sensibilité artistique en rapport direct avec cette fameuse période. C'est pour cette raison qu'en matière de littérature, les gothiques préfereront toujours lire des livres ayant un rapport avec cette époque moyen-âgeuse. L'une des plus grosses réferences en matière de littérature gothique est Le château d'Otrante de Walpole. Le fait que les gothiques aiment énormément l'époque moyen-âgeuse se voit aussi à travers le look (chemises à jabot, corsets, robes de soie...) et à travers leur admiration pour les cathédrales et autres lieux de culte, y compris les cimetières (mais sans prendre en compte l'aspect religieux de ces endroits).

Le mouvement gothique en lui-même est apparu dans les années 70, alors que le mouvement punk connaissait son âge d'or en Angleterre. Le mouvement gothique est un mouvement lié à une atmosphère sombre, morbide et mystérieuse. C'est à Londres qu'est inventée la musique qui va avec cette branche du mouvement punk qu'on appellait alors mouvement "post-punk", pour bien faire comprendre l'amalgame entre le punk et le gothique. Cette musique, appellée bat-cave, rime alors avec des vêtements à allure militaire et une façon de penser des plus austères. D'ailleurs, c'est peut-être pour cette raison qu'une rumeur dit que les gothiques sont des néo-nazis...

En 1978, la musique devient alors très importante pour les "post-punk" et les différencient petit à petit des punks: on appelle ce style de musique la cold-wave. Comme exemple de groupe, on peut par exemple citer The Cure mais il y en a beaucoup d'autres. Ce sont ces groupes qui donnent les fondements du mouvement gothique.

Puis on ne parle plus de mouvement "post-punk", le mouvement gothique devient une culture à part entière, avec ses propres références comme par exemple, en matière de musique, Bauhaus qui fait dans le rock à tendance glam et qui se rapproche du romantisme gothique du moyen-âge. On entend d'ailleurs beaucoup ce genre de groupes pendant les soirées gothiques.

Puis des groupes comme Christian Death (ndlr: dont la voix très torturée de la chanteuse montre bien le côté mystérieux et dérangeant des gothiques), Sisters of mercy, Fields of the Nephilim... glorifient le mouvement.

Aujourd'hui, il semblerait que la culture gothique disparaisse petit à petit à cause de tous les faux gothiques qui n'ont aucune idée de cette culture (ils croient que gothique rime avec Slipknot et scarification à tout va) et à cause des reportages que l'on voit à la télé. En effet, combien de fois les gothiques ont-ils été accusés de piller des tombes dans les cimetières alors que les véritables gothiques ont énormément de respect pour ces endroits, qui sont synonymes d'un monde à part, oublié? Et quand ce n'est pas les gothiques qui sont accusés de telles atrocités, on accuse les satanistes, alors que les vrais satanistes ne s'attaquent qu'à ce qui les attaque (et il me parait hautement improbable qu'une tombe puisse attaquer les gens!)...

Littérature gothique classique

13/12/2007 23:23 par sissigirl56

  • Littérature gothique classique

    Littérature gothique classique

    13/12/2007 23:23 par sissigirl56

Littérature gothique classique

Le "roman gothique" naît avec un aristocrate érudit du XVIIIème siècle nommé Horace Walpole (1717-1797), un Anglais libertin et excentrique, membre du parlement anglais, passionné par l'architecture gothique. Il n'a écrit qu'un seul roman, The Castle of Otranto: A Gothic Story (1764), créant un genre qui aura de nombreux descendants. Cette naissance est contemporaine d'un phénomène poétique anglais qui émerge vers les années 1740-1750: le "Graveyard School of Poetry", cherchant à trouver une consolation face à la mort.

Le roman gothique entretient des liens forts avec l'époque du moyen-âge: châteaux aux couloirs sombres, dédales, abbayes, cryptes, cachots, jardins peuplés de statues fantomatiques, mais aussi de personnages torturés: moines lubriques, fantômes, spectres n'hésitant pas à se plier à des actes comme le viol, l'assassinat ou le chantage. Tant d'éléments propres au cadre médiéval dépeints dans une atmosphère mélancolique et inquiétante.

Ce culte des sensations fortes s'accompagne de l'introspection à laquelle se livrent certains personnages. Si, à partir des Confessions de Rousseau le moi devient le sujet privilégié en littérature, le roman noir est la première littérature à avoir exploré l'esprit humain, à en avoir montré l'irrationalité et à s'être préoccupé du problème de la dualité.

La littérature gothique a donné naissance à nombre de mythes populaires. Celui du "Vampire" reste le plus prisé de nos jours. Vient ensuite celui du revenant.

XVIIIème siècle

Le roman gothique des années d'origine avait une finalité morale, sociale, religieuse et politique. Il présentait des formes de déviance afin de mettre en lumière leurs ravages et les conséquences désastreuses de toutes ces transgressions. La subversion est utilisée comme une sorte d'exorcisme rétablissant l'ordre.

1764: Le Château d'Otrante, H. Walpole, éditions Corti

1772: Le Siable amoureux, J. Cazotte, éditions Librio

1782: Vathek, Beckford, éditions Corti

1789: Justine ou les malheurs de la vertu, Sade, éditions LDP

1794: Les Mystères d'Udolpho, A. Radcliffe, éditions Folio

1795: Les Aventures de Caleb Williams, W. Godwin, éditions Phébus

1797: Le moine, Lewis, éditions Babel.

XIXème siècle

Le genre "gothique frénétique" apparaît vers 1790 et se développe au XIXème siècle. L'épithète est de Charles Nodier et recouvre une fièvre d'absolu, une révolte, un défi. C'est un univers qui exalte la cruauté, la haine, la torture, la peur et fait éclater au grand jour les passions individuelles et collectives. "On crie Haro! Sur la pensée vivent les instincts, les sensations et les vampires..."

1813-1815: Manuscrit trouvé à Saragosse, J. Potocki, éditions LDP

1815: Northanger Abbey, J. Austen, éditions Imaginaire Gallimard

1819: Le vampire, Polodori, éditions Babel

1819: Les élixirs du Diable, E.T.A. Hoffman, éditions Stock

1820: Melmoth ou l'homme errant, Maturin, éditions Libretto Phébus

1824: Confession du pêcheur justifié, J. Hogg, éditions Imaginaire Gallimard

1835: Melmoth réconcilié, Balzac, éditions Librio

1836: La morte amoureuse, T. Gautier, éditions Librio

1839: Ligeia, le chat noir, E-A Poe, éditions Librio

1839: Le masque de la mort rouge, E-A Poe, éditions Folio

1841: Aurélia, G. de Nerval, éditions LDP Libretti

1860: La dame en blanc, W. Collins, éditions Libretto Phébus

1868-1869: Les chants de Maldoror, Lautréamont, éditions LDP

1871: Carmilla, Le Fanu, éditions LDP Libretti

1886-1887: Le Horla, G. de Maupassant, éditions LDP Libretti

1891: Là-bas, J-K Huysmans, éditions Folio

1893: Contes noirs, A. Bierce, éditions Rivage

1897: Dracula, B. Stocker, éditions Pocket.

Littérature gothique moderne

Les surréalistes promurent Sade et Lautréamont au rang de "Grands Ancêtres". De la production du XIXème siècle, ils ne retinrent qu'un livre: Le Moine de Lewis. Pour eux, il s'agit de "libérer l'homme de la tyrannie de la logique et refaire le monde par la poésie".

1927-1928: Aurora, M. Leiris, éditions Imaginaire Gallimard

1939: Au Château d'Argol, J. Gracq, éditions Corti.

De nos jours, que reste-t-il de l'esthétique gothique dans la littérature fantastique moderne? Force est de constater que depuis ses origines gothiques, le roman fantastique a bien évolué. Anne Rice est une digne héritière du genre. En particulier dans ses Chroniques de Vampires, débutées en 1976 et qui comptent à ce jour 5 volumes.

1909: La dame au linceul, B. Stocker, éditions Babel

1934: Sept contes gothiques, K. Blixen, éditions LDP

1962: La comtesse sanglante, V. Penrose, éditions Imaginaire Gallimard

1973-1995: Chroniques des Vampires, A. Rice, éditions Pocket

1975: Julia, Straub, éditions Fleuve Noir

1992: Les âmes perdues, P.Z. Brite, éditions Albin Michel

1994: Le prince de la nuit, Swolfs, éditions Glénat

1994: Ile des morts, Sorel, éditions Vent d'Ouest

2000: Les saigneurs cardinaux, Lord Sullivan

2004: French Gothic, A. Pozzuoli, éditions Belles Lettres

2004: Dracula, le lexique du vampire, A. Pozzuoli, éditions oxymore.

Anthologies

- La dimension fantastique, Sadoul, éditions Librio

- Les évadés des ténèbres, éditions Bouquins

- Oeuvres, B. Stocker par Alain Pozzuoli, éditions Omnibus.

Essais

- Le roman gothique anglais 1764-1824, M. Levy, éditions Albin Michel

- Les châteaux de la subversion, A. Le Brun, éditions Folio

- Le roman noir anglais, dit gothique, Duperrey, éditions Ellipses

-Gothic, Baddeley, éditions Denoël.

cradle of filth

13/12/2007 23:22 par sissigirl56

  • cradle of filth

    cradle of filth

    13/12/2007 23:22 par sissigirl56

Cradle of Filth, Cradle pour les intimes, CoF pour les initiés, berceau d'ordures pour les français... Le groupe représente presqu'à lui seul (avec pour ne citer qu'eux Dimmu Borgir et Emperor) un genre particulier : le black métal (option atmosphérique). Au coeur du combo : Dani, autour : différents membres plus ou moins illustres qui ont du mal à survivre à plus de 3 enregistrements aux côtés de Dani... Je les découvre en 1996 avec Dusk and her embrace, depuis 1991 les Anglais ont déjà sorti plusieurs démos, un premier album (The principle of evil made flesh) et un EP (Vempire or dark fearytales in phallustein), de quoi se faire connaître dans les milieux autorisés et se faire remarquer par des artworks et des titres assez évocateurs... Le groupe mêle blast de batterie, voix hors norme, guitares hurlantes et nappes de synthés qui tombent aussi doucement que la neige à Noël... Cradle of Filth est un amalgame de passages sombres et lumineux, à l'époque c'est assez scotchant à écouter... Lors du Dynamo Open Air 1997 je les vois sur scène vers 15h sous le soleil... L'image du groupe (maquillage blanc et noir, faux-sang, guignoleries en tout genre) en prend un coup vu l'horaire... Malgré tout, j'accroche également sur leur album suivant, Cruelty and the beast, Cradle affine son style et joue la démesure avec classe en studio. Le succés commercial est au rendez-vous et se poursuit avec From the cradle to enslave (1999), le groupe atteint alors certainement son apogée. S'ensuivront des EPs, d'énièmes changements de line-up, différents labels mais voilà, j'ai vieilli et le groupe n'apporte plus rien, si ce n'est peut-être davantage de "soupe", leurs titres deviennent moins épiques, plus formatés, Cradle of Filth calcule tout et plus que jamais, leur charme a donc disparu... En 2004, ils passent chez RoadRunner et sortent Nymphetamine puis un DVD Peace through superior firepower (2005)
Davantage réputé pour leurs frasques et nombreuses controverses plutôt que pour leurs prestations scéniques souvent hasardeuses, Cradle of Filth tente, par le biais de ce DVD mis en boite à l'occasion de leur venue dans l'hexagone, de faire taire bon nombre de détracteurs.
Derrière des moyens financiers non négligeables, le plus célèbre groupe de Black métal de la planète a fait en sorte de déployer tous les artifices qu'il a en sa possession pour nous livrer un concert qu'il espérait enivrant à souhait, nous entraînant dans une décrépitude où seuls la morbidité et le sexe sont les maître-mots. Bref, les valeurs qui font de Cradle of Filth une formation décriée pour sa marginalité.
Peine perdue ! Une fois de plus nous sommes déçus.
Bien que présentant une set-list alléchante axée autour de leur dernier opus Nymphetamine ainsi qu'une rythmique meurtrière brillamment mise en exergue par la voix criarde et gutturale de Dani, nous ne pouvons nous satisfaire de la puérile gestuelle du chanteur et du statisme dont il fait itérativement usage. Plus proche d'un dévers burlesque et caricatural que d'un versant malsain à connotation pseudo-psychotique, les hurlements barbacanes qui nous transcendent actuellement sur albums sont loin de nous envoûter dans ce DVD.
Malgré un public parisien bouillant prêt à sombrer dans une ivresse symbiotique sans précédent, la vallée sépulcrale et lugubre où seuls les interdits sont permis semble plus qu'inaccessible tellement la pauvreté scénique est choquante : quelques pitoyables sauts de cabri, des gargouilles pathétiques, une acrobate qui à première vue s'est trompée de spectacle, et de temps à autres des effets pyrotechniques histoire de justifier le prix du ticket auprès des fans. Seul le squelette géant fait son petit effet, et encore ça souligne bien plus les déviances commerciales du groupe que le "climat de rébellion" qu'est supposé faire émerger le Black métal.
Nous sommes donc face à une salle clairement scindée en deux : d'une part la léthargie sévère que manifeste le groupe, et d'autre part le chaudron que représente le public (sans doute davantage énervé par ce qu'il a ingurgité avant d'entrer en salle que par la fougue qui règne sur scène )
Ne jouons pas les mauvaises langues non plus, tout n'est pas à jeter... et heureusement !
Hormis Dani et son histrionisme redondant, les autres membres du groupe présentent un look et un charisme qui se prête parfaitement au contexte. Leur son est puissant, mélodique, bien équilibré , et laisse entrevoir une influence Heavy agréable et carrée.
Les documentaires quant à eux ne présentent pas grand intérêt : séance dédicace indigeste, quelques "délires jackassiens" parfois amusants, des vidéo-clips . Rien de surprenant ni de transcendant surtout quand on ne parle pas anglais (les sous-titres n'étant toujours pas dans les préoccupations de RoadRunner).
De manière générale, le concert présente donc un son travaillé brillamment dosé, le public est énorme et semble prêt à tout dévaster sur son passage, mais la prestance scénique de Dani Filth associée aux artifices horripile et met fin à ce qui aurait pu donner un concert de qualité ; l'aspect sombre et glauque s'en voyant délabré, et le Black métal dénaturé.
Je ne peux donc que vous conseiller de garder les yeux fermés et d'écouter, sinon la déception sera votre. Seuls les adolescents boutonneux trouveront, dans ce DVD, remède à leur quête d'identité ; les autres seront frustrés.

sum 41

13/12/2007 23:19 par sissigirl56

  • sum 41

    sum 41

    13/12/2007 23:19 par sissigirl56

Sum 41 est l'un des ambassadeurs de la nouvelle scène punk nord-américaine. Formé à la fin des années 90 par le chanteur et guitariste Deryck Whibley, ce groupe canadien est vite devenu l'égal de formations comme Green Day, Blink 182 ou The Offspring.

Aux côtés de Whibley, un autre guitariste, Dave Baksh, le bassiste Cone McCaslin et le batteur Steve Jocz. Le quatuor publie un premier mini album en 1999, Half Hour Of Power, qui lui vaut de tourner à travers les Etats-Unis avec quelques-uns des groupes sus-mentionnés.

Une notoriété mise à profit pour publier en 2001 All Killer, No Filler, produit par Jerry Finn. Cet opus donne lieu à une nouvelle série de concerts à guichets fermés.

Sum 41 signe, quelques mois plus tard un titre sur la bande originale du film "Spiderman": What We're All About".

Does This Look Infected ?

Ce morceau précède le second véritable album du groupe, Does This Look Infected ?. Une galette délivrée en 2002, qui permet cette fois-ci à Sum 41 de partager la scène avec Iron Maiden !

Un témoignage de cette tournée est disponible dans le dvd "Sake Bombs And Happy Endings", sorti en 2003 et basé sur un concert enregistré au Japon, à Tokyo. Une année durant laquelle les Canadiens collaborent aussi à la compilation "Rock Against Bush" et à l'album de Iggy Pop, Skull Ring.

Chuck

Le combo se trouve une nouvelle fois, bien malgré lui, sous les feux de l'actualité en juin 2004. En visite au Congo pour tourner un documentaire pour l'organisation canadienne War Child, les membres de Sum 41 se retrouvent piégés par la guerre qui ravage le pays.

Ils ne doivent qu'à un représentant de l'Onu, de pouvoir être rapatriés chez eux. Il en résulte l'album Chuck qu'ils dédient à leur sauveur, Chuck Pelletier. Un opus qui sort en octobre, précédé du single We Are All To Blame.

evanescence

13/12/2007 23:18 par sissigirl56

  • evanescence

    evanescence

    13/12/2007 23:18 par sissigirl56

Le groupe Evanescence est originaire de Little Rock, dans l'Arkansas. Les quatre membres se sont connus à l'adolescence. Il s'agit de la chanteuse Amy Lee, des guitaristes Ben Moody et John Lecompt et du batteur Rocky Gray.

Leur musique, entre gothique et symphonique, va très vite devenir unique. Un savant mélange de piano et de guitares saturées, portée par une voix aérienne, puissante et mélodique, qui commence par séduire les radios locales et permet au quatuor d'enregistrer un premier mini album.

Celui-ci, autoproduit, offre à Evanescence une certaine reconnaissance mais il faut attendre 2003 pour que la machine s'emballe véritablement.

Bring Me To Life

Le groupe apparaît en effet sur la musique du film "Daredevil". Le titre qui y est inséré va devenir un énorme tube international puisqu'il s'agit de Bring Me To Life.

Celui-ci se retrouve dans la foulée sur l'album Fallen, paru quelques mois plus tard, au coeur de l'été. Produit par Dave Fortman, de Ugly Kid Joe, l'album renferme d'autres perles comme My Immortal, Taking Over Me, Going Under...

Evanescence entreprend dès lors une grande tournée mondiale, durant laquelle Ben Moody claque la porte ! Il part travailler avec Avril Lavigne et est remplacé par Terry Balsamo du groupe Cold. Amy Lee avait un temps pensé à faire appel à Wes Borland (ex Limp Bizkit).

Cette dernière participe en 2004 à la bande originale du film "Punisher", dans lequel elle interprète le titre Broken. Parallèlement, un quartet de cordes réenregistre l'album Fallen, dans une version beaucoup plus classique.

Anywhere But Home

En fin d'année 2004, Evanescence publie un cd et un dvd enregistrés au Zénith de Paris le 25 mai de cette même année. La version dvd de "Anywhere But Home" propose des clips et des images des coulisses du show.

L'album Fallen s'est vendu à près de six millions d'exemplaires outre-Atlantique, ce qui vaut au groupe d'être nominé dans la catégorie "meilleur groupe pop rock" aux American Music Awards 2004.

La chanteuse envisage de consacrer le second album du groupe aux vampires ! Elle dit avoir trouvé l'inspiration en regardant le film "Van Helsing". Devenu quintette avec le bassiste William Boyd, le groupe doit revenir dans les bacs en 2005.

black métal

13/12/2007 23:16 par sissigirl56

  • black métal

    black métal

    13/12/2007 23:16 par sissigirl56

Le BLACK METAL :

Comment commencer un historique sur le Black Metal sans mentionner Venom ?
Si on peut dater les début du Black Metal tel que nous l'entendons aujourd'hui aux débuts des années 90, il faut d'abord remonter jusqu'en 1979, année où Conrad Lant, Jeff Dunn et Tony Bray, trois Anglais de Newcastle, s'inventent les pseudos de Cronos, Mantas et Abaddon et forment Venom. Ils jouent ce qu'on appelle encore à l'époque du Speed Metal. Particularité, ils utilisent, plus pour se faire remarquer et créer une polémique que par véritable croyance, de nombreux symboles satanistes. Après leur album de 1981, "Welcome To Hell", ils sortent en 1982 un album dont la pochette représente une magnifique tête de bouc. Cet album est intitulé "Black Metal". Le terme vient pour la première fois d'être inventé, l'histoire peut commencer...

Parallèlement, King Diamond découvre la "Satanic Bible" d'Anton La Vey, réalise que le Satanisme "moderne" exprime exactement sa façon de voir la vie, et décide alors de fonder son propre groupe, Mercyful Fate, influencé par Black Sabbath et Deep Purple. King Diamond est le premier artiste à se déclarer ouvertement comme Sataniste, non seulement dans ses textes (le fameux "Nuns Have No Fun" sur le premier album de Mercyful Fate) et dans son look de scène (il se maquille à la manière de Kiss, avec un crucifix inversé peint sur le visage), mais également dans sa vie privée et sa philosophie personnelle.

Mais les choses sérieuses commencent lorsque le jeune Suédois Pug Rogefeldt, âgé de 15 ans, se surnomme Quorthon et fonde Bathory, en référence à Erzebeth Bathory, fameuse Comtesse Hongroise du XVIIIème siècle qui avait pour habitude de prendre des bains dans du sang de jeunes vierges afin de préserver éternellement sa jeunesse ! Quorthon aura sans aucun doute aussi été influencé par le titre "Countess Bathory" sur l'album "Black Metal" de Venom (décidément...). Il réussit à convaincre la maison de disque chez qui il effectuait un stage d'écouter un morceau de sa composition, très inspiré de la "New Wave Of British Heavy Metal" qui fait rage à l'époque, mais avec un son épouvantable dû au manque flagrant de moyens.

La maison de disque se laisse tout de même convaincre par le talent du jeune homme, et le fait figurer sur sa compilation "Scandinavian Metal Attack" de 1983, qui obtient un succès d'estime essentiellement grâce au titre de Bathory.

Quorthon enregistre alors son premier album, auto-titré "Bathory", qui sortira en 1984 sur un petit label, Black Mark Records. Le style musical reste le même, un son très brut, très agressif, dû en grande partie au fait que l'album a été enregistré pour 200 $ sur un petit 12-pistes, et en moins de quatre jours ! Qu'importe, Bathory et ce style musical commencent à regrouper un noyau dur de fans autour d'eux.

Parallèlement, le milieu des années 80 voit l'apparition aux USA de groupes qui se veulent l'équivalent américain de Venom, satanistes et blasphémateurs à souhait (notamment les albums "Haunting The Chapel" ou "Hell Awaits" de Slayer, et le "Seven Churches" de Possessed). Après être passés par une époque "cuir, chaînes et clous" en référence à Venom (une des premières photos promos de Slayer les montre sacrifiant à Satan une pauvre créature blonde ensanglantée), ils mélangent des inspirations Punk et Hardcore et adoptent un look beaucoup plus "streetwear" pour se différencier de leurs références d'origine et fonder ce qui deviendra le Thrash Metal. Des groupes comme Anthrax, M.O.D, Metallica ou Sodom s'engouffrent alors dans la brèche. Mais le Thrash commence à prendre rapidement trop d'importance, les majors signent les groupes à tour de bras, certains d'entre eux se dirigeant dangereusement vers le Rap (Anthrax notamment), et le Thrash y perd son âme, ses fans, et finalement son existence.

Le milieu underground apportera alors sa réponse à la dérive du Thrash : le Death Metal.
Parti simultanément des USA (en Floride) et de l'Europe (en Suède), avec des groupes comme Death (considéré par beaucoup comme le fondateur du mouvement), Napalm Death, Carcass, Morbid Angel, Obituary ou Cannibal Corpse, le Death trouve ses lettres de noblesse : des guitares toujours aussi saturées, une voix d'outre-tombe, des paroles tournant autour de la mort, des mutilations, d'extraits d'autopsie, et surtout une volonté farouche de rester underground et de ne pas tomber dans les dérives du Thrash.

Dernière référence incontournable, c'est dans les années 80 qu'un Suisse nommé Thomas Fischer prend le pseudo de Tom G. Warrior et fonde son propre groupe de Death Metal, Hammerhead, qu'il renomme ensuite Hellhammer. Hellhammer choisit aussi de donner de l'importance à son look, puisque tous les membres du groupe se maquillent le visage, un peu à la manière de Kiss ou de Mercyful Fate, mais avec un côté plus cadavérique que clown de cirque. Là aussi, l'imagerie sataniste est très présente, avec des titres de démos tels que "Satanic Rites" et autres joyeusetés du même acabit. Hellhammer deviendra par la suite (en 1984) Celtic Frost.

Mais la reconnaissance officielle viendra de Norvège lorsque le guitariste Oystein Aarseth prend le pseudo de Destructor, et fonde Mayhem en 1984.

Ayant recruté Messiah (chant), Necrobutcher (basse), Manheim (batterie), Aarseth se renomme finalement Euronymous (le Prince des Morts), et ils commencent à donner quelques concerts en à Oslo en 1985 où ils reprennent des titres de Venom, Bathory et Celtic Frost.

Messiah est vite remplacé par Maniac au chant et ils sortent durant l'été 1986 leur première démo, devenue totalement culte aujourd'hui, "Pure Fucking Armageddon". Cette démo n'a été éditée qu'à 100 exemplaires numérotés. Musicalement, ils poussent le Death Metal dans ses derniers retranchements, avec des guitares plus rapides, et un son très brutal et primitif. Ils définissent d'ailleurs leur style à l'époque comme du "Total Death Metal".
Inspirés par Venom, Celtic Frost mais surtout Sarcofago (un groupe de Death Brésilien qui n'avait sorti qu'un album, mais par qui Euronymous était fasciné), ils veulent absolument se différencier du look "jogging-baskets" des groupes de Death Américains et Suédois, et revêtent donc cuir, pointes métalliques et maquillage cadavérique (le fameux "corpsepaint"). La philosophie sataniste commence également à occuper une place importante dans l'esprit d'Euronymous.

Parallèlement, sur la côte Ouest de la Norvège (dans la ville de Bergen), Christian Vikernes (qui fera changer son prénom en Varg pour montrer son rejet de la tradition Chrétienne) monte sous le pseudo de Count Grishnackh sa propre formation, Uruk-Hai (un terme inspiré de la mythologie du "Seigneur des Anneaux" de J.R.R. Tolkien).

Troisième figure emblématique de la "préhistoire" du Black Metal, Jon Kristiansen, originaire de Sarpsborg (une petite ville près d'Oslo) et fondateur sous le nom de Metalion de Slayer Magazine. Slayer est un fanzine se consacrant au Death Metal, au Metal Extrême sous toutes ses formes, et au Satanisme, et considéré ni plus ni moins comme la Bible de tout le milieu underground Norvégien de l'époque. Metalion et Euronymous se rencontrent à un concert de Mayhem, et commencent à sympathiser, Metalion écrivant alors des articles sur Mayhem dans son magazine Slayer.

En 1986 et 1987, trois autres groupes de Death Metal très importants pour notre histoire se forment en Norvège : Black Death d'abord, fondé par le batteur Gylve Nagell (alias Fenriz) ; Morbid ensuite, qui sort une démo intitulée "December Moon" ; et Old Funeral enfin, fondé par Olve Eikemo (chant et basse) et Tore Bratseth (guitare).

En 1987, alors que sort le troisième album de Bathory ("Under The Sign Of The Black Mark" ), Mayhem sort quand à lui son premier mini-album, "Deathcrush", sur le label Posercorpse Music monté pour l'occasion par Euronymous. La première édition de "Deathcrush", en vinyle, est limitée à 1000 exemplaires, qui sont tous introuvables aujourd'hui. L'impact de cet album, relayé comme il se doit par le Slayer Magazine de Metalion, est énorme.

Leurs photos promos jouent sur le côté lugubre et mystérieux, on ne voit pas vraiment leurs visages, ils donnent peu d'interviews mais sont présents dans tous les articles des fanzines underground, et commencent à entretenir une sorte de mythe autour du groupe. Dans l'environnement calme et tranquille de la Norvège, Mayhem et son album font l'effet d'une vraie bombe et rallient tous les jeunes en besoin d'émotions fortes.

Les groupes de Death précédemment cités se trouvent alors une identité propre, et peuvent enfin se distinguer de leurs origines américaines en suivant la route tracée par Mayhem : ils abandonnent leur look "jogging-baskets" pour revêtir cuir, pointes et corpsepaint, et poussent leurs musique encore plus loin dans l'extrémisme et les thèmes satanistes. En 1988, Black Death change de nom et devient Darkthrone, Tomas Haugen et Havard Ellefson fondent Thou Shalt Suffer et sortent une démo ("Into The Woods Of Belial") puis un 45T ("Open The Mysteries Of Your Creation"), Per Yngve Ohlin (alias Dead) quitte Morbid pour rejoindre Mayhem en remplacement de Maniac. Quelques mois plus tard, Jan Axel Blomberg se renomme Hellhammer et rejoint Mayhem à la batterie en remplacement de Manheim.

Le Black Metal commence, doucement mais sûrement, à se détacher du Death Metal et se distinguer en tant que genre à part entière.

En 1990, Varg Vikernes abandonne Uruk-Hai pour rejoindre Old Funeral où il rencontre Olve Eikemo, puis Harald Naevdal qui a remplacé Tore Bratseth à la guitare.

Bathory, quant à lui, avec son nouvel album "Blood Fire Death", délaisse l'imagerie sataniste pour se tourner vers le passé guerrier de la Scandinavie et la mythologie Nordique. Là encore, Bathory aura été le précurseur d'une nouvelle vague de groupes qui se rallieront à ces thèmes, plutôt qu'au satanisme, quelques années plus tard (Varg Vikernes notamment).

Le Black Metal commence à s'étendre à toute l'Europe et tente même une percée (timide) aux États-Unis, avec la naissance en 1989 et 1990 de groupes comme Rotting Christ (Grèce), Samael (Suisse), Black Prophecies (Italie), Ancient Rites (Belgique), Necromentia (Grèce), Beherit (Finlande), ou Dolmen (USA) qui deviendra Absu par la suite.

1990 sera d'ailleurs à marquer d'une pierre blanche, car c'est le 26 Novembre de cette année que Mayhem donne son unique concert enregistré par un label de disque. Ce concert à lieu à Leipzig, en Pologne, et cet album ("Live In Leipzig" réédité par AvantGarde Music, avec un son à la limite du bootleg) est donc aujourd'hui la seule chance "officielle" d'entendre la voix si particulière de Dead.

Pourquoi la seule chance ? Car en 1991, Dead est retrouvé mort dans sa maison, il s'est suicidé d'un coup de fusil en pleine tête. C'est Euronymous qui le retrouve, et, avant de prévenir la police, il prend des photos polaroïd de son cadavre ("pour les utiliser dans le prochain album de Mayhem" selon ses propres déclarations), et ramasse quelques morceaux de son crane et de sa cervelle pour les garder en souvenir... Les photos de Euronymous seront d'ailleurs utilisées pour le bootleg légendaire de leur concert de 1990 à Sarpsborg (sorti en 1991 bien évidemment, après le suicide de Dead), dont la pochette montre Dead allongé sur son lit, le haut de la tête complètement détruit, la cervelle tombant sur l'oreiller, avec un couteau et un fusil à côté de lui...

Pendant un moment, des rumeurs courent sur l'éventualité d'un meurtre commis par Euronymous, mais au final il s'agira bien d'un suicide, Dead étant d'une personnalité très instable et fragile. Il avait pour habitude notamment de monter sur scène avec des têtes de cochon décapités empalées sur son pied de micro, ou de se mutiler sur scène avec des tessons de bouteilles jusqu'à saigner à la limite de l'évanouissement (habitude que Marilyn Manson reprendra quelques 10 années plus tard).

Le suicide de Dead va alors avoir d'énormes répercussion sur la scène émergeante du Black Metal.
Selon Euronymous, Dead s'est suicidé à cause de l'évolution de la scène Death et Black, devenue trop "à la mode", comme le Thrash précédemment. Il critique violemment des groupes "commerciaux" comme Deicide, Sepultura ou Napalm Death, et décide qu'il faut faire une séparation entre les groupes de vrai Black Metal, et les "poseurs" qui ne respectent pas l'esprit réellement violent du Metal. Il se fixe alors comme but ni plus ni moins que de contrôler totalement tout le milieu underground Norvégien.

Pour ce faire, il décide de redévelopper son label de disque, qu'il renomme "Deathlike Silence Productions", et avec lequel il réédite le premier mini-album de Mayhem, "Deathcrush", et signe quelques groupes comme Merciless.

Il ouvre également son propre magasin de disques, "Helvete" ("Enfer" en Norvégien), une petite boutique au coin d'une petite rue d'Oslo, qui propose les oeuvres de Venom, Bathory, Celtic Frost ou évidemment Mayhem. Helvete sert aussi de point de rencontre à tous les amateurs de Black Metal en Norvège. Le lieu est sombre, petit, décoré comme une crypte sataniste, toutes les figures emblématiques du milieu underground Norvégien s'y retrouvent, et Helvete devient bientôt une vraie légende, tout comme Euronymous qui prend de plus en plus d'importance dans le milieu underground.
C'est aussi à travers cette boutique que Euronymous étendra son influence sur toute la scène Norvégienne, reproduisant en cela l'action qu'avait eu le premier album de Mayhem : Tomas Haugen et Havard Ellefson prennent alors comme pseudo satanistes Samoth et Ishsahn et transforment Thou Shalt Suffer en Emperor, Varg Vikernes quitte Old Funeral pour monter Burzum (un autre terme emprunté à Tolkien, et qui signifie "ténèbres"), et Olve Eikemo et Harlad Naevdal dissolvent ce même Old Funeral pour créer Immortal, en prenant au passage leurs pseudo satanistes de rigueur (Abbath Doom Occulta pour la basse et le chant, et Demonaz Doom Occulta pour les guitares). Ils recrutent un batteur de studio et enregistrent leur premier EP, "Unholy Forces Of Evil".
Le combat contre la religion devient le thème prédominant d'Euronymous, de son label, de sa boutique, et des groupes qu'il influence.

Cette fois, plus de doute, le Black Metal n'a absolument plus rien à voir avec le Death de ses origines. Il possède maintenant ses propres groupes, ses propres fans, et son propre esprit.

Son esprit, Euronymous va justement le pousser un cran plus (trop ?) loin, en créant autour de sa boutique et de son label un cercle de groupes considérés comme véritablement mauvais, véritablement anti-chrétiens, véritablement Black Metal, en opposition aux "traîtres" qui jouent du Death Metal. Ce rassemblement, constitué à la base de groupes comme Mayhem, Darkthrone, Thorns, Immortal ou Emperor sera connu sous le nom de "Inner Black Circle", les représentants du "vrai" Black Metal. Ils commencent même à envisager des actions (menaces, intimidations, ...) contre les groupes ne faisant pas partie de l'Inner Circle. Glenn Benton, leader de Deicide, recevra des menaces de morts émanant d'un groupe nommé "Animal Militia", émanation Suédoise de l'Inner Circle.

C'est à ce moment également que Varg Vikernes traverse régulièrement la Norvège pour se rendre à Oslo, dans la boutique d'Euronymous, et tenter de faire admettre Burzum au sein de l'Inner Circle. La chose se fera rapidement, les deux hommes sympathisant très vite. Au contraire de Venom, Euronymous et Varg sont tous deux des satanistes convaincus, amateurs de "snuff-movies", de pornographie infantile, etc..
Ils vivent alors au sous-sol de la boutique Helvete, qui devient le lieu de rencontre de l'Inner Black Circle, où sont régulièrement hébergés les membres des autres groupes, comme Samoth ou Faust d'Emperor.

1991 toujours, les Français commencent à faire parler d'eux, en particulier un petit label du Pas-de-Calais nommé Osmose Productions qui sort le premier album de Samael, "Worship Him". Osmose deviendra par la suite, et est toujours aujourd'hui, l'un des plus importants labels de Black Metal. Ils signent par exemple Immortal en 1992, qui sortent leur premier vrai album, "Diabolical Fullmoon Mysticism".

Pendant ce temps, dans un coin perdu de l'Angleterre, Cradle Of Filth se forme, et sortent leur première démo, "Invoking The Unclean". Du pur Death Metal, à l'image de leur logo.

De leur côté, Ishsahn et Samoth recrutent Faust (alias Bard Eithun, qui publie à l'époque un petit fanzine nommé "Orcustus") et sortent le premier EP de Emperor, "Wrath Of The Tyran". D'un côté moins musical, Faust poignarde au cours d'une fête foraine un homosexuel qui avait eu le malheur de lui faire des avances, et dissimule le cadavre dans des buissons avoisinants.

En 1992 toujours, Vikernes sort le premier album de Burzum (intitulé sobrement "Burzum"), sur le label d'Euronymous, Deathlike Silence Productions. Un chef-d'oeuvre d'ambiance malsaines, froides, glauques et sombres. Varg, très ambitieux et charismatique, veut rattraper le temps perdu et devenir le challenger d'Euronymous au poste de "grand gourou" du Black Metal et de l'underground Norvégien.

Il décide alors de mener des actions d'éclats pour affirmer sa haine de la religion et son influence sur le milieu du Black Metal Norvégien. Le 6 Juin 1992, à 6 heures du matin, il part avec quelques complices de l'Inner Circle, et, munis de barils d'essence et de briquets, ils enflamment l'église de Fantoft, près de Bergen, qui brûle des fondations jusqu'au clocher. Il faut savoir qu'en Norvège, la plupart des églises sont d'anciens édifices, construits simplement en bois. Cette action "héroïque" se propage comme une traînée de poudre dans le milieu du Black Metal, et le 1er Août, c'est l'église de Revheim qui part en fumée, puis celle d'Holmenkollen deux semaines après, puis le 1er Septembre c'est au tour de celle d'Ormoya, et ainsi de suite durant des mois et des mois. Un pompier sera même tué en essayant de combattre les flammes qui détruisaient l'église de Sarpsborg.

Mais Vikernes veut trop bien faire pour sa renommée, et il va jusqu'à donner une interview à un journaliste du Bergens Tidende (un quotidien local) en Janvier 1993, dans laquelle il se vante de connaître les auteurs des incendies d'église. Évidemment, la police ne tarde pas à retrouver sa trace (d'autant que les flyers pour son premier album présentaient des photos d'églises incendiées), et le met en garde à vue pour lui faire subir un interrogatoire en règle. Il sera toutefois relâché au mois de Mars, pour manque de preuves.

Au mois de Mars, justement, Vikernes et Euronymous donnent ensemble une interview au magazine anglais "Kerrang!", dans laquelle ils expliquent ouvertement les activités de l'Inner Circle, et se définissent même comme faisant partie d'une organisation nommée "Satanic Terrorists". Évidemment, ils disent ne pas participer à toutes ces actions mais seulement en être tenu au courant. Les activités les moins reluisantes du Black Metal commencent alors à être connues de toute l'Europe, et Euronymous est obligé de fermer sa boutique Helvete.
Il se reconcentre alors sur son projet musical, et recrute le chanteur Stian Occultus, puis le remplace par Attila (débauché du groupe Tormentor) pour assurer les parties vocales au sein de Mayhem à la place de Dead. Ils commencent alors les enregistrements du premier "full-lenght" album de Mayhem, "De Mysteriis Dom Sathanas", avec Varg Vikerness à la basse.

Et c'est au mois d'Août que les problèmes sérieux commencent...
Le matin du 11 Août 1993, Euronymous est retrouvé mort dans l'escalier de son immeuble, le corps transpercé de 23 coups de couteaux... Les soupçons se portent d'abord sur le milieu du Black Metal Suédois, grands rivaux des Norvégiens, mais après quatre jours d'enquête un peu plus poussée et surtout quelques dénonciations, la police arrête finalement Varg Vikernes et son complice Snorre (du groupe Thorn) le 17 Août.

Les raisons de ce meurtre restent encore assez inexpliquées. Les relations entre Vikerness et Euronymous s'étaient détériorées depuis quelque temps, Euronymous devait de l'argent à Vikernes suite à la sortie des albums de Burzum, et Vikernes supportait sans doute mal que son collègue soit considéré comme le maître à penser de la scène Black à sa place. Varg enviait aussi Faust car il avait tué un homme, ce qui n'était pas (encore) son cas. Toujours est-il que, dans la nuit du 10 Août, il se rend chez Euronymous, sonne à son interphone, Euronymous lui ouvre la porte de son appartement en caleçon, et Vikernes lui donne un coup de couteau dans la poitrine. Euronymous, affolé, tente de s'enfuir, appelle à l'aide, sonne aux portes de ses voisins, mais Vikernes le poursuit sans relâche et le poignarde de nombreuses fois dans le dos jusqu'à ce qu'il s'effondre, mort, dans les escaliers de son immeuble.

En 1994, à l'issue de son procès, Vikerness est condamné à 21 ans de prison pour meurtre avec préméditation, Snorre à 8 ans, et Faust, dont on retrouve la trace pour l'assassinat de l'homosexuel, passera 14 ans derrière les barreaux. C'est alors la débâcle dans le milieu du Black Metal, l'existence de l'Inner Circle est exposée au grand jour, et Samoth sera également condamné à 2 ans de prison pour les incendies d'églises.

Vikernes n'a jamais montré le moindre remords pour le meurtre d'Euronymous, bien au contraire, l'accusant d'être un communiste, un homosexuel, et pire que tout, un "poseur" qui avait construit autour de lui une image qui ne le représentait pas réellement. Le milieu du Black se scinde alors en deux : les "pro-Grishnach", qui considèrent qu'effectivement Euronymous n'était pas un "vrai" anti-chrétien maléfique et méritait donc de mourir, et les "pro-Euronymous" qui attendent toujours la sortie de prison de Varg pour lui faire payer son crime...

Pour rendre hommage à Euronymous, Attila et Necrobutcher terminent et sortent "De Mysteriis Dom Sathanas", alors que Misanthropy, le label de Vikerness, continue à sortir des enregistrements de Burzum réalisés avant son emprisonnement, comme "Det Som En Gang" ou "Hvis Lyset Tar Oss".

Vikernes qui, depuis sa prison, se détache progressivement des idées satanistes pour se rallier à la cause d'Odin, le Dieu Nordique anti-chrétien. Il ira même très loin dans ces idées, puisqu'il rejoindra les philosophies racistes et nazis des Skinheads (les dernières photos de Varg en prison le montrent le crane rasé, portant une boucle de ceinture au logo des SS).

Il écrit un recueil de pensées, "Vargsmal", dans lequel il explique sa vision "odiniste" du monde, et son admiration pour Staline et Hitler. Les connections entre le Black Metal et l'Extrême Droite nazie sont d'ailleurs bien plus nombreuses qu'il n'y paraît, mais une telle étude sortirait du cadre de cet historique. Ces aspects sont très bien détaillés notamment dans le livre "Lords Of Chaos" de Michael Moynihan et Didrik Soderlind, sorti en 1998.

Pendant ce temps, en 1994, Immortal, dont les membres se sont écartés assez vite de ces agissements, sort chez Osmose "Pure Holocaust", qui commence à les faire reconnaître comme l'un des plus grands groupes de Black Metal. Pour la première fois, une tournée de Black Metal est organisée dans toute l'Europe par Osmose Productions, avec comme affiche Immortal et Rotting Christ.

Cradle Of Filth, après une autre démo très Death ("Total Fucking Darkness"), prend une direction beaucoup plus Black et sort en 1994 son premier EP "The Principle Of Evil Made Flesh".

Darkthrone, quand à eux, sortent "Transylvanian Hunger" et s'entourent d'une énorme polémique suite au communiqué de presse qui accompagne la sortie de l'album. Dans ce communiqué, Fenriz explique que les gens qui n'aimeraient pas cet album ne peuvent être que des imbéciles ou des Juifs. Au dos de la pochette de "Transylvanian Hunger" figure également la mention "Norsk Arisk Black Metal", ce qui signifie "Black Metal Norvégien et Aryen"... Fenriz déclare lors d'une interview à un journal être ouvertement un fasciste, et s'insurge contre la notion de pensée individuelle. Le label de Darkthrone, Peaceville Records, réagit en publiant immédiatement un autre communiqué de presse dans lequel ils s'excusent de l'attitude du groupe, expriment leur désaccord avec leurs idées, mais mentionnent la liberté d'expression comme motif de la sortie de l'album. Fenriz reviendra plus tard sur ses déclarations et tentera un début d'excuse en expliquant que, en Norvégien, "Juif" est le mot d'argot qui désigne les "idiots"...

1995 voit la naissance de Dimmu Borgir, qui sort son premier album "For All Tid", encore chanté en Norvégien. Parallèlement, Old Man's Child se forme avec certains membres de Dimmu Borgir (le batteur Tjodalv notamment) et sort sa première démo, "In The Shades Of Life".

En 1996, Samoth a purgé sa peine de prison, et reforme donc Emperor, qui sort un mini-EP de 3 titres, "Reverence".
Cette réapparition redonne un second souffle à la scène Black Metal : De nouveaux groupes tels que Dark Funeral, Setherial ou Demonic apparaissent un peu partout en Europe, ainsi que de nombreux labels spécialisés dans le Black tels que Napalm Records, No Fashion, AvantGarde, etc... Dimmu Borgir sort son deuxième album, "Stormblast", qui devient un énorme succès, tout comme "Heaven Shall Burn When We Are Gathered" de Marduk.

Mayhem se débarasse d'Attila et retrouve son premier chanteur, Maniac, et part en tournée en 1997 pour enregistrer un album live. Au même moment, Immortal vend plus de 40 000 copies de son nouvel album "Blizzard Beasts", mais Demonaz, blessé aux tendons du bras, se voit contraint de quitter sa place de guitariste pour occuper celle de manager du groupe. Emperor sort aussi un nouvel album, "Anthems To The Welkins At Dusk" , ainsi que Cradle Of Filth, qui démocratise le genre avec "Dusk And Her Embrace" qui se vend à plus de 100 000 exemplaires. Du jamais vu pour un groupe de Black ! Dimmu Borgir les suit de près avec 80 000 copies de "Enthrone Darkness Triomphant".

En 1998, alors que Marduk sort "Nightwing", énorme carton aussi, le Black Metal n'a plus grand-chose d'un courant underground. Des groupes comme Emperor ou Dimmu Borgir se retrouvent régulièrement en tête d'affiche de grands festivals comme le Dynamo Open Air, Cradle Of Filth joue en 1999 à guichets fermés à l'Elysée Montartre de Paris ou l'Astoria de Londres, Kovenant introduit des éléments synthétiques et électroniques dans son Black Metal, etc...

Alors, à la veille de l'an 2000 (et non pas du troisième millénaire ou du 21e siècle, qui ne commenceront tous deux qu'en 2001, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes), quel avenir pour le Black Metal ?
Une démocratisation et une reconnaissance publique encore plus poussées, au grand dam des aficionados de la première heure, ou au contraire un repli vers l'underground pour préserver les valeurs de base, au grand dam cette fois des labels et des groupes les plus populaires, qui peuvent pour la première fois avoir une plate-forme d'expression leur permettant de faire passer leur message au plus grand nombre ?
Seul l'avenir nous le dira...
Le DOOM METAL :

Pour parler du Doom Metal, nous devons peut être parler du Black Metal.

La premiére chose à se rendre compte en ce qui concerne la différence entre le Black et le Doom, c'est la position sur la religion Chrétienne.Il est inconstestable que le Black Metal (surtout Norvegien) a pour but de démenteler la religion Chrétienne au profit du Satanisme et au retours aux époques Barbares. La seconde chose reste musicale. Le Doom Metal est beaucoup plus lent, beaucoup plus gras et lourd que le Black Metal. Il développe plus largement les cotés gothiques, atmospheriques, folkloriques et médiévaux. En effet, le Doom se rattache aux mythes et au croyances, tout comme le Black, mais sans se retourner contre la Chrétienneté mais en se liant à la religion. Le Doom se rattache à l'époque médievale, non pas en lui rendant hommage, mais en faisant comme ci celle ci n'était pas morte, un peu comme le Black qui renoue avec les temps guerriers.

Le Doom est avant tout une musique à caractère dépréssif, et des groupes tels que Beyond Dawn ne sont pas à mettre entre les oreilles de celui qui traverse une mauvaise passe...

My Dying Bride est le groupe précursseur du Doom, qui naquit selon certains grâce à Black Sabbath, mais nous ne parlons pas là du Doom tel que nous le connaissons aujourd'hui.

On peut trouver dans le Doom des instruments tels que la flûte, le violon, le piano, le tambourin, la viele, etc... et les éternelles guitares, batteries, basses, claviers et vocaux humains.


Avis personnel sur le DOOM METAL : Le genre de musique qu'il faut s'écouter lorsqu'on est déprimé car de un, le Doom s'accorde parfaitement à votre état, et de deux, le Doom vous réconforte étant donné qu'il vous prouve qu'il existe plus déprimé que vous. Je ne suis pas un fan prononcé de Doom Metal, étant donné que la déprime est un sentiment, une attitude que j'éprouve très très rarement, mais certains groupes me vont parfaitement lorsqu'il sagit de me plonger corps et âme dans la noirceur humaine, et les rares que j'apprécies sont Shape Of Despair, Rapture, Daylight Dies, Novembers Doom...